Dictionnaire ésotérique Numérologie
Réduction théosophique : définition et méthode de calcul
Réduction théosophique
Opération qui ramène un nombre à un seul chiffre en additionnant ses chiffres autant de fois que nécessaire, base des calculs de la numérologie et de certaines lectures du tarot.
1982 devient 20, puis 2 : la réduction théosophique est l'opération de base de la numérologie et de bien des lectures du tarot. Voici comment elle se calcule, ce qui la distingue de l'addition théosophique, et ce qu'elle permet, ou non, d'en tirer.
Définition
La réduction théosophique consiste à ramener un nombre de plusieurs chiffres à un seul, en additionnant ses chiffres autant de fois qu’il le faut : 1982 donne 1 + 9 + 8 + 2 = 20, puis 2 + 0 = 2. Les mathématiciens appellent ce résultat la racine numérique ; c’est aussi le reste de la division par 9, à ceci près qu’un multiple de 9 donne 9 et non 0. Papus le notait déjà : l’opération correspond à la preuve par neuf.
Réduction et addition théosophiques
Les deux opérations sont exposées dans Le Tarot des Bohémiens (1889), où Papus les juge indispensables pour comprendre les secrets de l’Antiquité. La réduction donne par exemple 126 → 9, ou 2488 → 22 → 4. L’addition théosophique est tout autre : elle additionne tous les nombres de 1 jusqu’au nombre considéré. Celle de 4 vaut 1 + 2 + 3 + 4 = 10, celle de 7 vaut 28 ; Papus réduit ensuite ces totaux et observe que 1, 4, 7 et 10 reviennent tous à 1. Les mathématiciens parlent de nombres triangulaires ; le 10 obtenu à partir de 4 est la tétractys des pythagoriciens.
Usages en numérologie et au tarot
La numérologie moderne repose sur la réduction : on additionne les chiffres d’une date de naissance pour obtenir le chemin de vie. Elle y ajoute une exception absente des exemples de Papus, les nombres maîtres 11, 22 et 33, laissés intacts. Notre méthode du tirage en croix s’en sert pour la carte de synthèse, en s’arrêtant dès que le total ne dépasse plus 21, plus haut numéro des arcanes majeurs : L’Ermite (9), La Force (11), La Lune (18) et Le Soleil (19) font 57, réduit à 5 + 7 = 12, soit Le Pendu. Ces opérations sont des conventions de lecture : elles organisent des rapprochements, elles ne révèlent rien par elles-mêmes.
Termes liés
Questions fréquentes
Quelle différence entre réduction et addition théosophiques ?
La réduction additionne les chiffres d'un nombre : 57 donne 5 + 7 = 12, puis 1 + 2 = 3. L'addition additionne tous les entiers de 1 jusqu'au nombre : l'addition théosophique de 5 vaut 1 + 2 + 3 + 4 + 5 = 15. La première est d'usage courant en numérologie et au tarot ; la seconde, qui produit les nombres triangulaires, sert surtout aux spéculations des occultistes sur la symbolique des nombres.
La réduction théosophique a-t-elle une valeur mathématique ?
Comme opération, oui : la racine numérique d'un nombre est égale au reste de sa division par 9, ou à 9 si ce reste est nul, ce qui explique la preuve par neuf. En revanche, le sens attribué au chiffre obtenu relève du symbolisme, pas des mathématiques : 18 et 1 755, deux nombres sans rapport, se réduisent l'un et l'autre à 9.
Sources
- Papus, The Tarot of the Bohemians (traduction anglaise, Londres, 1896), Internet Archive archive.org
- Digital root, Wikipedia (en) en.wikipedia.org
- Numérologie, Wikipédia fr.wikipedia.org
- Nombre triangulaire, Wikipédia fr.wikipedia.org